En pleine période de bilans, dans un cabinet d’expertise comptable du centre de Dijon, une collaboratrice s’est levée de son bureau, a porté la main à sa poitrine puis s’est effondrée près de la photocopieuse. Il était dix-neuf heures, la moitié de l’équipe était déjà partie. Un jeune assistant, formé au secourisme du travail l’année précédente, a constaté qu’elle ne respirait plus, a demandé à un collègue d’appeler le 15 et d’aller chercher le défibrillateur de l’immeuble, puis a commencé le massage cardiaque. La collaboratrice a été réanimée avant l’arrivée du SAMU. Le gérant du cabinet a reconnu ensuite qu’il ignorait jusque-là où se trouvait ce défibrillateur.
Une obligation qui concerne aussi les bureaux
Beaucoup de dirigeants de PME associent les premiers secours aux usines et aux chantiers. Le Code du travail ne fait pourtant aucune distinction : tout employeur doit organiser les premiers secours dès le premier salarié, en prévoyant le matériel adapté, les modalités d’alerte et des personnes capables d’intervenir. L’article R4224-15 impose en outre qu’un membre du personnel soit formé dans chaque atelier où sont réalisés des travaux dangereux.
Dans un cabinet comptable, une agence immobilière ou un bureau d’études, le risque se présente autrement. Il prend la forme d’un malaise cardiaque, d’une crise d’épilepsie, d’une chute dans un escalier, d’une fausse route pendant la pause déjeuner. Ces situations sont rares, mais leur issue dépend des toutes premières minutes, bien avant l’arrivée des secours.
Ce que l’employeur doit prévoir concrètement
L’organisation des premiers secours tient en quelques éléments simples, que l’on retrouve dans le document unique d’évaluation des risques.
Le matériel d’abord : une trousse de secours complète et vérifiée, et l’accès à un défibrillateur, dans vos locaux ou à proximité immédiate. Beaucoup d’immeubles de bureaux dijonnais en possèdent un à l’accueil, encore faut-il que chacun sache où il se trouve.
L’alerte ensuite : une consigne affichée près des postes, avec les numéros d’urgence, l’adresse exacte, l’étage et le code d’accès de l’immeuble. Ces informations paraissent évidentes jusqu’au jour où il faut les donner sous le stress.
Les personnes enfin : des salariés formés, présents aux horaires réels de l’entreprise. Le sauveteur secouriste du travail, formé selon le référentiel de l’INRS, reste la réponse la plus reconnue. Il sait protéger, examiner la victime, faire alerter les secours et pratiquer les gestes adaptés, du massage cardiaque à la compression d’une hémorragie.
Combien de sauveteurs pour une petite structure ?
La réglementation ne fixe pas de ratio universel. Beaucoup d’entreprises visent environ un sauveteur pour dix salariés, mais la vraie question est celle de la présence. Dans un cabinet où les journées s’étirent pendant les périodes fiscales, où certains collaborateurs travaillent en télétravail et d’autres chez les clients, il faut vérifier qu’une personne formée est présente à chaque moment de la journée, y compris tôt le matin et tard le soir.
Une méthode simple consiste à dresser un tableau des présences par demi-journée et à y placer les noms des sauveteurs. Les trous apparaissent immédiatement : le vendredi après-midi, la semaine des congés scolaires, les soirées de clôture.
Une formation SST en intra, dans vos locaux
Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, organise la formation SST à Dijon uniquement en intra, dans vos locaux. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.
Former sur place présente un intérêt évident pour une structure de bureau : les mises en situation se déroulent dans vos couloirs, vos salles de réunion, votre cage d’escalier. Les participants repèrent ensemble le défibrillateur et la trousse, et répètent l’alerte avec la véritable adresse du cabinet. Une petite entreprise peut aussi regrouper ses salariés avec ceux d’un voisin de palier pour atteindre le minimum de quatre stagiaires.
Côté budget, la formation peut être prise en charge en tout ou partie par l’opérateur de compétences de la branche, une démarche facilitée par la certification Qualiopi de l’organisme. Pour un cabinet comptable, habitué à conseiller ses clients sur leurs obligations, c’est aussi une manière d’appliquer à soi-même ce que l’on recommande aux autres.
Penser au recyclage
Le certificat expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, dure une journée et prolonge la validité. Notez l’échéance de chaque sauveteur dans le même outil que vos autres échéances réglementaires, avec une alerte six mois avant. Un départ ou un congé long doit aussi déclencher une vérification de la couverture.
Le gérant du cabinet dijonnais a depuis fait former un tiers de son équipe et affiché l’emplacement du défibrillateur à chaque étage. Il en parle désormais à ses propres clients, chiffres à l’appui : deux jours de formation coûtent bien peu au regard d’une vie sauvée.
Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en précisant votre effectif et vos horaires. Deux jours suffisent pour que votre équipe sache agir dans les premières minutes.


